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Publié par Admin le 19/03/2025
En Septembre 2022, La Suisse avait signé un contrat d'achat d'un montant de 6,3 Milliards d'euros portant sur la fourniture de 36 avions de combat F-35 A.
Les conditions de ce choix, au terme d'un processus d'acquisition impliquant une série de tests particulièrement couteux ont toujours posé question.
Allant des accusations de tests préparés spécifiquement pour favoriser l'appareil américain en passant par une demande de "votation populaire" pour remettre en question ce choix, refusée par le gouvernement (le pouvoir avait prétexté ne pas avoir le temps d'organiser ce vote) cet achat a fait couler beaucoup d'encre au sein de la confédération hélvétique et en France ou le Rafale de Daussault Aviation était préssenti comme l'un des favoris.
De plus, la Suisse disposant d'un espace aérien restreint, les pilotes Hélvètiques viennent régulierement s'entrainer ou se former sur le territoire national.
Il en va de même pour la police du ciel, la Suisse ayant jusque fin 2020 une posture pour le moins originale, allant même jusqu'a déléguer aux pays frontaliers sa permanence opérationelle par le biais d'accord, ses militaires ne prenant pas de rééle permanence en dehors des "heures de bureau" avant le 31 décembre 2020...Un comble pour une force aérienne...
Une telle colaboration aurait donc laissé penser que les décideurs politiques et militaires pouvaient privilégier une interopérabilitée renforcée avec un de ses principaux partenaires militaires.
Le F-35 un puit sans fond pour la Suisse
Ces appareils sont, de plus, des F-35A, donc ne disposant pas des pleines capacitées de combat connecté tant vantées outre-atlantique, la Suisse a donc acheté un appereil très cher, qui va nécessiter de lourdes dépenses d'adaptation de ses infrastructures existantes, et qui, une fois livré ne sera pas au standard TR3 (Technology Refresh 3).
Ces appreils devront donc être portés au standard supérieur pour rester à niveau et pleinement inter-opérables avec les flottes voisines. (argument de vente de Lockheed) Cette modernisation est lourde et demande une immobilisation longue des appreils.
A l'opposé, le Rafale est mature, possède un coup d'exploitation plus faible présente moins de risques technologiques et est disponible au standard F4, il semblait donc tout indiqué pour la Suisse, tout comme le Gripen Suédois.
Les perspectives de la chasse Suisse sont donc les suivantes:
- Un faible nombre d'appareils monomoteurs furtifs à un standard technologique "bas" (vis a vis des promesses du Block4) pour des missions de "police du ciel"...
- Un cout d'exploitation très élevé à l'heure de vol
- Un maintient en condition opérationelle cher et compliqué (lockheed Martin et les sous-traitants internationaux peinent à subvenir à la demande des clients pour les pièces détachées)
- Une forte dépendance à Washington alors même que les Usa tentent d'alléger leur présence en Europe.
- Des appareils qui seront livrés en étant déjà dépassés vis a vis du Block4 et qui vont nécéssiter une immobilisation longue durée chez le constructeur et un investissement de plusieurs milliards pour être mis a niveau.
De la réalité des missions de police du ciel au mythe de la furtivité, bienvenue en Suisse
La Suisse viens donc de dépenser des dizaines de milliards d'euros (en prenant en compte les couts d'exploitation sur la durée de vie de des appareils) pour intercepter des aéronefs civils sans plans de vol ou ayant une panne radio, nul doute que cette mission sera remplie avec brio si ce pays qui a voté de justesse pour conserver une aviation de chasse (50,1% de "oui" en 2020) parviens à en assumer le cout financier...
Un débat sur le F-35 qui resurgit au parlement
Avec les fracassantes sorties médiatiques de l'administration Trump, ce sont tous les clients exports du F-35 qui se posent aujord'hui la question du bien fondé de leur choix.
Tout naturellement, le conseiller vert Fabien Fivaz à interpellé le Conseil Fédéral Suisse à ce sujet, une occasion, selon lui d'intégrer la Suisse à une défense commune Européene.
Le débat est loin d'être clos en Suisse et de nombreux reportages de médias Suisses sont disponibles à ce sujet, je vous encourage à les consulter/regarder.
Photographie: Crédit: USAF
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